La Commune de Gesves

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A la découverte du patrimoine gesvois

Quitter la rue Fechaire (face à la maison vers la gauche) et au bout de la rue, tourner à droite dans le Fau Ste Anne.

Au cinquième carrefour, suivre la descente dans le Baty Pire et remonter la rue pour vous trouver face au mur du château de Gesves.

Tourner à droite pour vous engager sur la chaussée de Gramptinne (N942).

Face à la maison communale de Gesves descendre à droite la chaussée de Gramptinne.

 La route domine le ruisseau des Fonds de Gesves dans le bas de la profonde vallée à votre droite. Ce ruisseau rejoint le Samson en passant sous la route au deuxième carrefour.  Le Samson qui a pris naissance à Sorée, s’étire à cet endroit sur votre gauche et contourne quelques habitations. Il se lance ensuite dans le bois épais de Gesves, sans s’éloigner pour autant de la route, et coule à nouveau à votre droite.

A la sortie du bois, tourner à droite.

Une belle ferme qui n’est en fait qu’un vestige de l’ancienne abbaye de Notre Dame de Grand Pré se dresse le long de la route. Une grange appartenant à l’abbaye de Villers-la-Ville était déjà implantée là avant le XIIIe siècle.  En 1231, douze moines cisterciens avec abbé fondèrent à cet endroit une nouvelle abbaye sous la protection de Notre-Dame. L’église abbatiale fut consacrée l’année suivante par l’Evêque de Liège. L’abbaye rayonna durant plus de cinq siècles, jusqu’à la révolution française (1789) qui décréta la vente de tous les biens religieux. L’église abbatiale et la plupart des bâtiments claustraux ont disparu vers 1807. Seuls 20 % des constructions sont arrivés jusqu’à nous.

Le portail Louis XIV à couronnement bulbeux, unique dans la région, signale l’ancienne entrée de l’abbaye Au-dessus de l’entrée en plein cintre, on peut voir gravé dans la pierre 1772, date de sa construction. Les bâtiments disparus sont évoqués par un pré en damiers bordés d’ifs. Au centre, dans un bassin de pierre bleue jaillit une petite fontaine. Non loin un verger et un potager partagent un autre lopin. A l’arrière, un vaste étang écoule son surplus d’eau dans le Samson via un bief. C’est aussi le Samson qui alimentait le moulin voisin utilisé pour moudre les céréales et le stordoir utilisé pour moudre des faînes et d’autres fruits des bois afin d’en récolter l’huile.  Ce site classé bénéficie d’une restauration de grande qualité.

Poursuivre la rue de l’Abbaye et au rond point prendre la 2e sortie (rue du Commerce) au rond point suivant, s’engager dans la 2e sortie (rue de l’Eglise).

 

L’église dédiée à Saint Joseph a été dessinée par l’architecte Beyaert en 1879.

 

Au rond point prendre la deuxième sortie et poursuivre le circuit en empruntant la Goyette qui prolonge la rue de l’Eglise.

Au rond point suivant s’engager à droite dans la chaussée de Gramptinne (N942) pour découvrir à quelques tours de roue le Château de Faux-les-Tombes à votre gauche.

 

 

Construit à même le roc, le château est entouré par de hauts conifères. Signalé dès 1340, le bâtiment est érigé sur les fondations d’une ancienne ferme-château, et est flanqué d’un puissant donjon carré du XVe siècle. A la Renaissance, le château s’agrandit : on lui ajouta  un logis de briques qui s’ouvrait  par un porche cintré et dont les fenêtres à croisées sur trois niveaux laissaient pénétrer la lumière.

En 1870, l’architecte Beyaert transforma l’ensemble à la demande du propriétaire des lieux et en  fit un château «  troubadour » de style néogothique. Les tours rondes, poivrières et mâchicoulis renouent avec les constructions moyenâgeuses même si elles ne datent pas de cette époque.

En 1961, un grave incendie ravagea le château et l’ancien corps de logis seigneurial fut démoli. Des arcades de briques relient actuellement les deux anciennes parties du bâtiment.

Une jolie cascade (classée) formée par le ruisseau d’Arville égaie les jardins du château. De l’autre côté de la route, un manège accueille chevaux et cavaliers.

 

 

 

Poursuivre la route.

On aperçoit, à droite, un ensemble entièrement conçu en calcaire et badigeonné de jaune. Il s’agit de la ferme Moreau. C’est un ensemble néo-classique du XIXe siècle. Les traces d’une villa romaine furent découvertes à proximité en 1965. Des objets de bronze y avaient déjà été excavés auparavant.

A cet endroit, s’engager à gauche (N941) en direction de Mozet, Wierde et de l’autoroute E411.

Au sommet de la route, à l’horizon, très isolée, une grosse ferme blanche attire l’attention. C’est la ferme de Basseille qui date en partie du XVIIIe siècle et qui est toujours en activité. On relève dans les archives qu’en  875 déjà « Bascilla » était cité. Au XIIIe siècle, s’élevait à cet endroit un oratoire non paroissial pour les pèlerins. Elle fut ensuite léproserie puis dépendance des hôpitaux civils de Namur. Le Tronquoy coule à proximité des bâtiments

 


En option :

Au premier carrefour, sur la gauche une petite route sans issue (1 km) permet d’approcher l’ancienne église Notre-Dame de Mont Sainte-Marie qui à la suite d’aléas successifs se trouve coupée en deux, amputée de sa nef centrale. Le site garde malgré tout, les traces de l’église primitive. La tour qui compte quatre niveaux a été élevée au XIe siècle en moellons de grès et de calcaire. Ses faces nord et sud sont percées chacune de deux archères superposées et deux ouvertures parallèles en plein cintre. Durant les temps modernes, un accès a été percé au rez-de-chaussée dans la face ouest, cette large ouverture a été « romanisée» à la fin du XXe siècle. Les bâtiments sont privés et appartiennent à la famille de Liedekerke tout comme le château d’Arville.


 

Revenir sur la N941 et la traverser pour suivre une allée bordée d’arbres menant à Mozet.

Poursuivre la route qui passe devant la chapelle Notre Dame du Perpétuel Secours construite en 1940.

Mozet est le modèle même du village condruzien, où pratiquement toutes les maisons sont en pierres et forment ainsi un ensemble remarquable, ce qui lui a valu de figurer sur la liste consacrant « un des plus beaux villages de Wallonie ».  Dès l’entrée du village, on observe de beaux ensembles qui ont été judicieusement rénovés et transformés en logements modernes.

La rue de Loyers franchit un petit pont au-dessus du Tronquoy (un affluent du Samson).

Au carrefour, tourner à gauche dans Tienne Saint Lambert qui longe l’église.

 

 

L’église Saint-Lambert a été reconstruite en pierre bleue en 1775 et agrandie plusieurs fois depuis. Au-dessus du porche d’entrée datant de 1928, une mosaïque vénitienne remplace une fenêtre d’antan.

 

 

Juste après l’église, virer à gauche dans la rue du Royer.

Le manoir de Royer et sa tour (ancien logis seigneurial) forment une belle unité. Les bâtiments de la ferme sont disposés en quadrilatère et la tour carrée en briques rouges est surmontée d’un joli tourillon datant de 1614 comme l’indique l’ancrage dans la façade.

Suivre la rue du Tronquoy qui monte et contourne le château de Mozet. Au carrefour, se diriger vers la droite pour l’admirer.

Reconnue dès le XIe siècle, cette ancienne seigneurie domine le village. C’est sans doute au milieu du XVIIe siècle (vestiges de pont-levis) que remonte la construction du château. Bâti en moellons calcaires et en pierre bleue, ce château au plan rectangulaire du XVIIe siècle, était entouré de fossés et d’un solide mur d’enceinte. C’est le côté nord qui reflète le plus sa physionomie ancienne, un porche à colombier mène à la partie sud (la ferme). Les parties ouest et est ainsi que le grand corps de logis blanchi seraient du XVIIIe siècle mais ils ont subi d’importantes transformations vers 1868 et à partir de 1969. L’habitation elle-même était toutefois aménagée avec tout le confort de l’époque.

Le château devint un sanatorium qui accueillit les déportés rentrés d’Allemagne en août 1917. Ensuite, il fut loué par le Séminaire de Namur.

Actuellement, c’est  un centre d’hébergement et de formation des Guides catholiques de Belgique. Dans cette vaste propriété de plusieurs hectares, un jardin conservatoire et solidaire a été créé en 2010. Plantes aromatiques, médicinales et bien d’autres poussent là et permettent d’initier les jeunes (et les autres) à la protection de la nature.

Quitter le domaine par le haut de la colline et descendre la rue J.-J. Merlot.

Au carrefour, suivre la voie centrale (rue du Calvaire).

Tourner à droite dans la rue des Comognes. Tourner à droite au carrefour suivant et descendre la rue Pieltain.

Au 2e carrefour, prendre à gauche la rue des Deux Chênes (observer les façades qui indique l’ancienne école) qui se prolonge par la rue de Mozet.

Le château de Goyet est situé sur la droite de la rue.

 

 

On remarque ensuite à quelques pas, légèrement sur la droite, un imposant bâtiment rectangulaire en calcaire datant de 1760. Il devint, en 1867, un hospice destiné à héberger « les malades et les vieilles gens de Mozet ». Aujourd’hui, le foyer Saint-Antoine est une maison de repos appartenant au C.P.A.S. de Gesves.

 

 

Après le pont tourner à droite en suivant la N942 et au carrefour tourner à gauche en direction de Haltinne N 941 (rue de Strouvia).

A 100 m environ du croisement, se situent les grottes de Goyet .

A l’entrée de celles-ci, les fameuses pierres de roche curieusement ravinées, que l’on trouve un peu partout dans la vallée sont bien visibles. C’est le ruisseau du Strouvia qui a creusé les cavités dans la roche. Le site de Goyet est l’un des témoins les plus intéressants de la préhistoire, il est d’ailleurs classé. La superficie occupée par les cavités s’étendrait sur 95 hectares dont seul un dixième est accessible au public.

Les recherches entamées dès 1864 ont permis de retrouver des traces du passé remontant aux hommes de la préhistoire. Suivant des galeries propres, aisées et sûres, le visiteur pénètre progressivement au cœur de ce monde disparu. Au cours de ce safari dans le temps, il revit la rude existence des hommes primitifs (200.000 à 6.000 avant J.-C.). De magnifiques stalactites et stalagmites révèlent aussi les beautés de la nature.

Une visite, sans nul doute instructive, même si, comme dans toutes les grottes la température est constante mais peu élevée : 12°. L’aventure est guidée et dure environ 1 h 30.

Continuer en direction de Haltinne (N941).

La route longe les bâtiments et pâtures du Centre du Mouton qui dépend de l’Université de Namur.Ce centre de recherche ovine, situé à Faulx-les-Tombes, comporte une infrastructure spécialisée en médecine vétérinaire. Les étudiants sont mis en contact avec l’animal dès sa naissance et prennent en charge les soins, l’alimentation et ils étudient aussi le comportement des agneaux.

Plus loin, la dénomination de la route change et s’appelle route de Goyet avant d’arriver à Stru(d) à l’entrée du village, suivre la direction d’Andenne et au carrefour présentant une potale emprunter à droite la rue de Muache qui passe en contrebas de l’église. Un chemin rocailleux sur la droite permet de l’approcher.

L’église est perchée sur le haut d’une colline entourée d’un bouquet d’arbre. Le village peut s’enorgueillir d’avoir sur son sol une église romane édifiée vers 1100 et construite en moellons de grès et de calcaire. Elle est dédiée à Notre-Dame du Mont-Carmel.  La nef centrale a conservé ses petites fenêtres romanes en plein cintre et ses arcades de même forme qui se répètent sous la tour, ainsi qu’une rarissime faîtière en pierre de taille. La flèche du clocher de l’église date du XVIIe siècle. Depuis 2004, un jardin médiéval s’étend sur son côté gauche.

Suivre la rue de Muache qui se prolonge dans Tour de Muache.

Au 2e croisement s’engager à droite dans la rue de Bellaire  (une chapelle dédiée à Notre-Dame de Beauraing s’élève à votre droite.

La rue descend vers le château d’Haltinne.

Le château dit « des Fossés » ou actuellement « des Lamarche » était, vers 1450, une tour ou un donjon dont il reste quelques bribes à 500 mètres de la résidence.

Le château passa entre de nombreuses mains mais son aspect du XIIe siècle a été heureusement préservé.

En 1635, le baron Gérard de Groesbeek et son épouse acquirent le bâtiment. La Cense des Fossés fut démolie en partie et intégrée au nouveau château (coin sud-est). Une construction coûteuse qui allait mener à la ruine les propriétaires. Ils  laissèrent cependant derrière eux une demeure magnifique.

L’accès à la propriété s’effectue d’abord en passant sous une superbe grille en fer forgé réalisée par un forgeron de Ciney. Proposée (pour le château de Ciergnon ou celui d’Ardenne-Houyet)  à Léopold II  qui ne la retint pas, la grille fut acquise par le maître de Haltinne qui la plaça à l’entrée de son domaine.

Précédé d’un perron qui limitait la cour basse (où se trouve la fontaine restaurée) et la cour haute, la demeure se dresse. Jusqu’en 1889, on accédait au château grâce à un pont-levis, depuis un pont de pierre l’a remplacé et l’on entre toujours dans la résidence par la façade est. Le château bâti en briques s’élève sur deux niveaux sous les toitures couvertes d’ardoises et se caractérise par ses quatre tours d’angle. La façade d’accueil compte avec les tours dix-sept travées, ce qui est exceptionnel. Le corps de logis occupe l’aile sud.

Du côté du parc, un autre pont piétonnier mène au jardin orienté à l’ouest.

Depuis plus de trois siècles, le paysage aux alentours de Haltinne n’a guère changé.

La ferme qui jouxte le château mérite aussi un  coup d’œil tout comme la grange qui est soutenue par des piliers cylindriques en pierre bleue. La restauration de cet ensemble est menée avec beaucoup d’énergie par l’actuel propriétaire.

Faites demi-tour, laisser le château à gauche et emprunter la rue de Haltinne.

Au croisement, virer à droite dans le sous-bois rue du Vivier Traine qui continue par la rue du Chaumont jusqu’à Haut-Bois.

Tourner à droite dans la rue des Hautes Arches puis après l’église virer à gauche.

L’église dédiée aux saints Joseph et Antoine de Padoue. La première pierre du bâtiment fut posée dans l’allégresse en 1902 et la construction fut terminée en septembre 1904. Elle est édifiée en briques et pierre bleue en style néoroman. Son clocher est doté de deux cloches portant les noms de leurs marraines, Joséphine et Philomène. À la Belle Époque s’y déroulaient des processions grandioses et ferventes.

Tourner à droite dans la rue des Chars prolongée par la rue de Brionsart et la rue du Pont d’Aoust où s’étale un vaste plateau.

Au carrefour, virer à gauche (en direction d’Ohey et d’Andenne) rue de Reppe. Ensuite tourner à droite dans Try des Pauvres.

Au 1er carrefour se dressent de gros bâtiments agricoles : les fermes de Spâce (ou Spasse). Devant elles, s’étale la Campagne de Borsu : un large plateau cultivé.

Emprunter Borsu vers Sorée et l’autoroute E411, poursuivre tout droit Maubry jusqu’au village. Après le croisement de la route d’Andenne à Ciney (N 921) s’engager tout droit dans la rue du Centre.

On arrive à Sorée où de nombreuses bâtisses sont construites en pierre d’avoine et cela confère à ce joli village une beauté toute particulière. L’église dédiée à Saint-Martin a été reconstruite en 1860 dans le style «néo-roman». Elle est entourée de fermes imposantes.

Au 1er croisement, aller vers la gauche dans la rue de la Bergerie puis suivre à droite la rue Douaire qui passe devant l’église.

Quitter Sorée par la rue de la Croisette qui coupe la rue Monty (N921)
 


En option :

Traverser la route principale et rouler jusqu’à l’ancien couvent de Francesse qui a été reconverti en logements. Depuis cet endroit, on découvre un joli panorama. 


  

Revenir sur la N921 en direction de Hamois, puis bifurquer dans la 2e route à droite (en direction de Gesves et de Namèche)  par la chaussée de Gramptinne et suivre la direction de Gesves.

La route longe le cimetière et passe devant l’église de Gesves dédiée à Saint Maximin. Les maisons adjacentes en pierre forment avec l’église un bel ensemble.

Plus bas à gauche, on aperçoit le château de Gesves toujours habité actuellement.

Dans le parc, quelques hêtres pourpres auraient environ 400 ans. Les fermes aux alentours ont appartenu aux maîtres du château avant d’être vendues séparément.

 

Longer ensuite les murs et les grilles du château par la droite et virer dans la première rue à gauche Bouchet.

Tourner à gauche dans Ry del Vau et longer les grilles du château.

Au bas de cette rue, on  peut admirer cette résidence.

Au XIVe siècle déjà, s’élevait là une tour de défense qui existe toujours. La construction s’agrandit pour devenir une petite forteresse entourée d’eau que surmontait un pont-levis.

La tour fut coiffée d’un toit bulbeux vers 1770. Le château fut ensuite entièrement remanié pour en faire une résidence. En 1870, le propriétaire fit doubler en profondeur le logement et retoucher la façade à la mode de cette époque c’est-à-dire en style néogothique.

Poursuivre la rue et tourner à droite dans Petite Gesves qui serpente.

Au 4e croisement tourner à gauche dans la rue du Houyoux (affluent du Samson).

Une grange datant de 1890 borde la route, plus loin on longe le domaine de Béronsart.

Emprunter à droite la rue des Carrières.

Au carrefour, tourner à droite dans la chaussée de Gramptinne et rejoindre ainsi la maison communale.

 

 

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